L’invasion du fixed gear

Focus sur LA tendance de l’année : le fixed gear (ou fixie, ou encore pignon fixe). D’abord présent dans les grandes métropoles, le phénomène s’étend peu à peu dans le reste du monde. Passons le coté fashion et creusons un peu.

Le fixed gear est à la base un simple vélo de piste, la différence avec les vélos présents dans nos caves est qu’il est ramené à sa forme la plus simple : pas de freins, garde-boue, sonnette, lumières, etc … Un cadre, des roues, des pédales, une selle et un cintre, et basta ! Chose très importante : il n’y a qu’un seul pignon, donc une seule vitesse, et sans roue libre, ce qui revient à dire que lorsque l’on pédale vers l’arrière, on va en arrière.

Comment cela a t-il bien pu attirer les trendsetters ? Tout commence à San-Francisco, où les coursiers adoptent peu à peu les fixies pour leur simplicité d’entretien et la robustesse des engins. Mais comment font-il pour freiner dans les rues en pente de San-Francisco, et éviter les voitures venant de chaque coté aux carrefours ? En skiddant, c’est à dire en bloquant brusquement les pédales (elles tournent sans arrêt quand on roule), la roue se bloque également et le pneu glisse sur la route. On a vraiment l’impression de redécouvrir la manière de rouler à vélo. Symbole du renouveau du cyclisme, le phénomène s’étend ensuite chez les messagers de New-York, Tokyo, Paris …

A noter également que le pignon fixe est à l’origine du sport hype du moment : le bike polo.

Plus d’infos sur le fixed-gear : http://fixedgearbikes.blogspot.com/

Toutes les réponses aux question techniques : http://www3.pignonfixe.com/forum/

Un commentaire

Il est à noter que le pignon fixe (vieux comme le monde du vélo) était très en vogue dans les années 60 à Strasbourg où une bien belle équipe jouait au.. polo vélo (créé début XXe) et faisait des démonstrations d’acrobaties.
C’est aussi un excellent entraînement pour les cyclistes en période hivernale, certains allant jusqu’à mettre du 54/12 (plateau/pignon).
La saveur des choses ne consiste-t-elle pas aussi à les redécouvrir ou à les réinventer ?

Par Fabrys, le 16 oct 2009 à 08h09